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Courir sous la pluie

Courir sous la pluie - Mélina Corbin

J’étais prise par l’écoute du morceau de Chopin que je préfère, tout en courant, un matin, que je ne me suis pas tout de suite aperçue que la pluie tombait. Je n’avais pas pensé qu’elle se manifesterait pendant ma course quotidienne, puisque j’avais regardé attentivement le bulletin météorologique localisé, de l’application installée sur mon cellulaire, et en même temps, lu quelques articles d’un journal et cherché les coordonnées d’un spécialiste en psychoéducation pour enfants Québec. Je souhaitais être de retour à mon domicile avant neuf heures du matin, mais je dus ralentir ma foulée, car l’averse était si forte, que je ne voyais plus rien. Elle redoubla d’intensité et je me suis arrêtée, progressivement. Le bruit de l’eau claquait sur le trottoir et les passants se pressaient pour s’abriter là où ils le pouvaient. Heureusement, je n’avais plus que quelques minutes de marche avant de pousser la porte de l’entrée de ma maison.

J’étais presque arrivée quand un cycliste a perdu le contrôle de son vélo, et il m’a percutée. J’ai chuté sur le trottoir glissant, et j’ai essayé de me relever seule. Un appui supplémentaire m’a aidée. Le cycliste s’était précipité pour voir s’il ne m’avait pas blessée, et il me porta jusque devant chez moi. Arrivée là, j’ai failli trébucher de nouveau, car je ne m’appuyais que sur une jambe. Les dalles étaient un peu glissantes par ce temps, j’ai progressé lentement, tout en me disant que je remplacerais bientôt ce revêtement. Je me suis changé, et j’ai observé mes chevilles. La droite était gonflée, je n’eus plus aucun doute à ce sujet. J’ai appelé mon médecin, et j’ai un pris un rendez-vous en urgence pour le début de l’après-midi. Il me rassura, et comme il avait un collègue radiologue, il m’expliqua que je devais aller le voir, lui aussi.

Me déplacer, dans mon état, était difficile, comme je l’ai expliqué au médecin. Il a, finalement, accepté d’attendre que je puisse avoir de l’aide pour me déplacer. Son diagnostic établi, il m’orienterait vers un service de radiologie, si mon cas le nécessitait. Si, au contraire, je pouvais me contenter de soins avec des crèmes et un repos de longue durée, aucun déplacement de serait à prévoir, ce qui m’arrangeait. Pour les médicaments, je pouvais contacter ma sœur, qui pourrait aller me les prendre. J’étais installée sur mon divan, avec ma jambe droite que j’avais délicatement placée sur une chaise, quand le téléphone sonna.

 

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Funambule, sur la corde raide, je penchais souvent d’un côté ou de l’autre de la vie. J’ai longtemps eu peur du vide de mon existence, mais maintenant ma voie se trace enfin. Aujourd’hui, j’ai trouvé un sens à ma vie. Sur ce blogue, il y aura mes textes de réflexions et mes petits plaisirs à partager !