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La journée d’une mère

La journée d’une mère - Mélina Corbin

Être une jeune mère de famille, nécessite beaucoup de courage, comme le disait ma mère. Et maintenant, je réalise vraiment le poids de ces mots, car mon quotidien nécessite un grand bol de courage. La journée commence très tôt, bien avant que tout le monde se lève, je suis déjà debout à préparer le déjeuner, à repasser les vêtements de toute la famille pour la journée, ensuite, le plus difficile est d’ouvrir les portes et fenetres Longueuil afin de réveiller les petits paresseux qui ne se réveillent que lorsqu’ils le décident. Cela peut durer plusieurs minutes, quand ils font leur gros caprice. Après la douche et le déjeuner, l’aîné doit partir en avance pour prendre l’autobus au coin de la rue avec ses petits copains, tandis que la petite dernière, je la dépose à la garderie avant de partir à mon travail. Aujourd’hui, il a plu à partir de tôt dans la matinée, et la météo semble faire des siennes pour retarder encore plus que d’habitude, le réveil de tout le monde. Mais heureusement que je persévère, quand il faut y aller, il faut y aller, c’est ce que mon père m’a toujours appris, et il a fallu l’appliquer aux enfants, si ça n’a pas vraiment marché pour nous, étant encore des enfants. Une fois la petite déposée à la garderie, je prends le chemin le plus court pour me faufiler hors de la ville afin d’éviter les bouchons qui commencent à bloquer les routes principales. Mais pas de chance, la chaussée est en cours de pavage, et trop tard pour faire demi-tour, toutes les issues sont bloquées. La pluie devient de plus en plus intense, les minutes passent et je suis toujours bloquée en plein centre-ville. Après de longues attentes, je réussis à me sortir de cette foulée de voitures tant bien que mal, et je me dirige illico vers l’autoroute pour filer à toute vitesse au bureau situé plus loin à la sortie de la ville. La journée a été longue. Avant de rentrer, j’envoie un petit SMS à une amie pour l’avertir que je passerais lui rendre visite après qu’elle soit tombée malade, il n’y a pas longtemps et qu’elle n’a de ce fait pas pu travailler un sacré bout de temps. Sur la route de la maison, je fais un petit détour par le supermarché pour prendre quelques friandises pour les enfants, vu qu’ils ont l’habitude de recevoir un petit truc de la petite maman quand celle-ci rentre du travail. Et les bouchons recommencent ! Heureusement, ce n’était pas si dramatique, juste une vieille dame qui n’a pas réussi son créneau… En fin de journée, je pousse toujours un souffle de soulagement, « qu’il est bon de rentrer chez soi ! »

 

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Funambule, sur la corde raide, je penchais souvent d’un côté ou de l’autre de la vie. J’ai longtemps eu peur du vide de mon existence, mais maintenant ma voie se trace enfin. Aujourd’hui, j’ai trouvé un sens à ma vie. Sur ce blogue, il y aura mes textes de réflexions et mes petits plaisirs à partager !