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Le pouding chômeur

Le pouding chômeur - Mélina Corbin

J’avais demandé à une de mes amies si elle pouvait m’inscrire à son cours de cuisine. J’avais tenté de joindre son professeur, mais il ne répondait jamais, et sa boîte vocale informait qu’il n’y avait plus de place pour d’autres messages. J’avais pourtant très envie d’assister à leur prochaine séance d’apprentissage de la cuisine, car ils devaient faire un pouding chômeur. J’avais rencontré cette amie, Marie-Louise, pendant une cure de botox Montreal. Nous nous étions tout de suite plut. Elle avait du charme et de l’élégance tout en gardant une verve et un esprit vif qui ne me déplaisaient pas. J’avais connu de nombreuses jeunes femmes, dans ma vie, qui ne portaient de l’attention qu’à un seul côté de leur personnalité, le plus souvent à leur apparence. Mais Marie-Louise était très différente.

Elle conciliait un art de vivre entièrement tourné vers le monde du luxe, tout en continuant à s’instruire. Elle était aussi très douée de ses mains, car elle pouvait coudre des vêtements adorables qu’elle offrait ensuite à mes petites-filles pour leurs poupées. J’étais subjuguée par sa facilité à couper sans patron dans un tissu des pièces qu’elle assemblait ensuite, créant des chemisiers, des robes ou des pulls de toute beauté. Elle avait un intérieur simple et raffiné. Cette jeune femme m’apportait une bouffée de fantaisie dans la vie, que je n’avais jamais trouvée ailleurs. Elle m’avait fait parvenir, pour l’anniversaire de notre rencontre, un bouquet de fleurs en papier qu’elle avait réalisé elle-même ; je les avais mises à une place de choix pour que tous ceux qui viennent les aperçoivent en entrant dans mon appartement.

Une de mes cousines passa me voir, une visite surprise, comme à son habitude. Elle me demanda où je les avais eues, je lui donnais donc le contact de Marie-Louise. Mon amie venait d’ouvrir une boutique où elle vendait ses créations. Justement, je reçus un message d’elle me confirmant que j’étais inscrite pour le cours de cuisine qui m’intéressait tant. Ma cousine, en entendant cela, souhaita venir avec nous. Je m’empressais d’envoyer à Marie-Louise sa demande. La réponse me parvint une heure après. Ma cousine pouvait venir avec nous. Nous nous sommes retrouvées devant l’immeuble où la session culinaire devait avoir lieu. Mon amie arriva à l’heure, comme toujours. Elle portait des talons hauts recouverts de strass et une veste avec un imprimé panthère argenté. Son pantalon était noir avec un filet d’argent. J’adorais cette tenue.

 

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Funambule, sur la corde raide, je penchais souvent d’un côté ou de l’autre de la vie. J’ai longtemps eu peur du vide de mon existence, mais maintenant ma voie se trace enfin. Aujourd’hui, j’ai trouvé un sens à ma vie. Sur ce blogue, il y aura mes textes de réflexions et mes petits plaisirs à partager !