• Facebook
  • Twitter
  • Google +

Les dangers de notre culture

Les dangers de notre culture - Mélina Corbin

Ici, je ne parle pas de n’importe quoi. Je vais spécifier qu’un certain nombre de femmes, soit une femme sur trois, ce qui est énorme comme statistique, se fait violer au moins une fois dans sa vie. Pourtant, malgré ces chiffres dérangeants, et les informations troublantes, peu de choses sont mises sur place pour aider les victimes. Oui, il y a du marketing internet qui se fait, mais mis à part les réseaux sociaux, qui parlent de la culture du viol ? Certes, il y a quelques vedettes, comme Emma Watson, qui tentent tant bien que mal d’en faire allusion parfois, mais leurs tentatives sont faibles. Elles n’adressent pas vraiment les vraies inquiétudes qui sont pourtant flagrantes. On a qu’à parler à un groupe de jeunes universitaires pour remarquer que ce problème est bien présent dans notre monde.

Je dénonce ici, en plus du fait que les médias ne veulent pas approcher le sujet du manque de respect de la femme, les troubles auxquels une victime fait face pendant le processus de dénonciation. Premièrement, plusieurs policiers ne les croient pas sur parole. De ce fait, puisqu’ils n’ont pas de preuves (ce qui est leur exigence avant d’ouvrir un dossier, de tenter de questionner l’accusé, ou même, d’accepter de prendre la plainte), ils laissent la victime se débrouiller par elle-même. Souvent, ils ne parlent même pas du fait que l’hôpital a, à sa porter, un outil qui existe spécifiquement pour vérifier si des traces de l’agresseur sont encore dans son corps, ou si la femme porte des signes de lésions. En plus, les victimes se voient mentir en pleine face en se faisant dire que la limite de temps pour faire faire un dépistage pour un viol est de 48 heures, quand en fait, le temps limite est de cinq jours.

Par la suite, déjà que c’est difficile de devoir faire face à des étrangers, et leur parler de cette histoire cauchemardesque, il faut encore une fois surmonter un obstacle colossal pour que le professionnel médical accepte de faire son travail. En arrivant à l’hôpital, les employés font ce qu’ils ont à faire, mais face au médecin, on se fait proposer d’aller en psychiatrie pour se faire soigner, car selon eux, c’est tout dans notre tête ! Et ce, avant même d’avoir commencé le dépistage pour voir s’il y a une trace de preuve. C’est affreux combien les victimes de viol se font traiter comme des menteuses par ceux qui se font payer pour leur venir en aide.

 

The author:

author

Funambule, sur la corde raide, je penchais souvent d’un côté ou de l’autre de la vie. J’ai longtemps eu peur du vide de mon existence, mais maintenant ma voie se trace enfin. Aujourd’hui, j’ai trouvé un sens à ma vie. Sur ce blogue, il y aura mes textes de réflexions et mes petits plaisirs à partager !