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Quand la nature est capricieuse

Quand la nature est capricieuse - Mélina Corbin

J’étais sûre d’avoir pris une bouteille d’eau et qu’elle était tout au fond de mon sac. J’avais pris aussi mon chargeur, pour mon cellulaire, des bonbons à la menthe et un stick à lèvres hydratant et nourrissant. Entre mon portefeuille et le plan de la ville, où j’étais venue plusieurs fois pour des soins d'implantologie Boisbriand, j’avais vu que mon téléphone s’était glissé. Je l’ai transféré dans une poche extérieure, pour l’avoir plus rapidement en main s’il se mettait à sonner. J’avais oublié ma bouteille d’eau dans mon automobile, je suis rentrée dans un petit supermarché pour en acheter une autre. Comme j’avais un peu faim, je n’ai pas pu m’empêcher de prendre un sandwich et des gâteaux au chocolat. J’ai bu très vite, tant ma soif à étancher était grande. J’ai découvert une petite rue charmante, où j’ai photographié quelques bâtiments vraiment très beaux.

Le soleil brillait depuis quelques jours et j’étais venue avec une chemise dont j’ai retroussé les manches. Elle est légère, mais je portais, en dessous, un débardeur en coton qui me tenait chaud. La température de l’air, quand je m’étais levée, était basse. Je m’étais préparée à affronter une journée fraîche, alors qu’elle devenait chaude. Je suis allée dans un café, où j’ai bu un verre d’eau gazeuse avec une rondelle de citron. La boisson m’a rafraîchie et j’ai profité d’un passage par les toilettes pour me changer. Après avoir enlevé ma blouse, je me sentais beaucoup mieux. J’ai repris ma promenade en ville. Je voulais acheter quelques robes, car l’été approchait, et j’avais perdu un peu de poids par rapport à l’année précédente. Je suis revenue harassée de cette journée. Je suis allée me délasser dans un bain pendant trente minutes avant de me mettre à souper.

Si j’avais mis moins de temps à me détendre dans l’eau chaude de mon bain, j’aurais vu que Georges avait essayé de me joindre. Il me prévenait de son arrivée imminente. Mon père lui avait demandé de vérifier si le ballon d’eau chaude n’était pas encrassé. L’appareil atteignait l’âge vénérable de douze ans, un record. Alors que je me rinçais, l’eau chaude vint à manquer. J’ai fini mon rinçage au plus vite, sous une eau de plus en plus froide. Par habitude, je me suis habillée avant de sortir de la salle de bains. Heureusement, car Georges était là, dans le vestibule, où le ballon est caché dans un renfoncement, derrière des rideaux.

 

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Funambule, sur la corde raide, je penchais souvent d’un côté ou de l’autre de la vie. J’ai longtemps eu peur du vide de mon existence, mais maintenant ma voie se trace enfin. Aujourd’hui, j’ai trouvé un sens à ma vie. Sur ce blogue, il y aura mes textes de réflexions et mes petits plaisirs à partager !