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Un gîte adorable

Un gîte adorable  - Mélina Corbin

J’avais reçu une invitation d’une amie qui ouvrait un gîte du passant. Elle vivait seule dans un appartement qui comprenait les trois premiers étages d’un immeuble partagé entre plusieurs propriétaires. Elle avait aménagé deux étages et s’en était réservé un pour s’y installer. Des locataires permanents ne lui convenaient pas, mais le passage de quelques personnes dans l’année lui donnait un peu d’activité, qu’elle appréciait. Elle proposait des déjeuners copieux et délicieux.

Les touristes repartaient le ventre plein et ils ne manquaient jamais de la complimenter sur sa décoration. Elle avait mis un lit à baldaquin dans la chambre du premier étage. Une grosse malle ancienne en bois en occupait le pied. Une cheminée en briques rouges était entourée de meubles peints en vert anis. Un tapis fleuri en laine était posé dans le centre de la pièce et une suspension en verre soufflé était pendue au-dessus. Au salon, des fauteuils capitonnés à l’encadrement en bois sculpté étaient assortis avec le canapé. Une cheminée, entourée de marbre, se tenait dans le milieu du mur est.

Au deuxième étage, les meubles qu’elle avait sélectionnés étaient différents. La pièce du coucher était uniquement dans les blancs et les bleus. Un lit double en fer forgé, des rideaux en dentelle, des peintures sur le thème de l’eau étaient accrochées aux murs et d’anciens radiateurs réchauffaient l’atmosphère un peu fraîche de la pièce. Le salon me plaisait beaucoup, avec ses boiseries cirées, le style plus actuel de son mobilier, et, surtout, la baignoire d’angle de la salle dédiée aux ablutions.

Mon amie me laissa le choix ; je n’hésitais pas, le deuxième étage était parfait. Elle s’excusa de devoir me laisser pour l’instant, car elle voulait effectuer un test de qualité de l air. Je déballais ma valise, puis je montais la température des radiateurs de la chambre. Ensuite, je pris un bain. Le parfum du savon qu’elle laissait aux invités était la lavande. Il paraît que respirer son arôme détend. Sur moi, ce fut le cas. Je m’endormis presque. Heureusement que mon téléphone vibra, me rappelant à la réalité. C’était un message de mon amie. Je pouvais descendre la voir quand je le souhaitais, elle avait préparé un dîner. Le menu fut merveilleux. Incapable de préparer un autre mets que des pâtes à la sauce tomate, je suis toujours en admiration devant celles qui réussissent à rester aussi longtemps devant leurs fourneaux.  Je ne peux m’empêcher de revenir souvent et je recommande maintenant cette bonne adresse à mon entourage.

 

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Funambule, sur la corde raide, je penchais souvent d’un côté ou de l’autre de la vie. J’ai longtemps eu peur du vide de mon existence, mais maintenant ma voie se trace enfin. Aujourd’hui, j’ai trouvé un sens à ma vie. Sur ce blogue, il y aura mes textes de réflexions et mes petits plaisirs à partager !